LUTINE à Lisbonne !

Chers toutes et tous,

Vous vous souvenez que notre objectif de l’été était d’avoir fini LUTINE pour une projection en avant-première mondiale à la conférence sur les Non Monogamies and Contemporary Intimacies à Lisbonne ?

LA COURSE

Nous avons fini les sous-titres juste à temps grâce à Sionann, notre bonne fée américaine, et alors que notre avion était le vendredi matin, nous avons travaillé jusque tard dans la nuit de mercredi à jeudi afin de fabriquer un générique de fin provisoire, tandis que Sonia  (vous savez ? Qui partage avec mes enfants le nutella et les compotes pomme-châtaigne depuis deux ans ?) faisait tourner l’ordinateur de mon fils pour un export du film mixé et étalonné.

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LA PROJECTION

J’étais à la fois surexcitée et un peu tendue : c’était la première fois que des gens qui ne me connaissaient pas du tout allaient voir le film ! En version sous-titrée qui plus est… Et ils venaient de loin : Italie, Espagne, Belgique, Pays-Bas, Grande-Bretagne, Allemagne, voire Californie ou Australie.

Dès les premiers plans, cependant, ce fut un soulagement, et bientôt un vrai « kif » : ils riaient, vraiment, voire pour certain(e)s parfois n’étaient pas loin de s’étouffer de rire Et nombre d’entre eux sont venus me remercier et même me féliciter à la fin. Waouh ! L’un d’eux avait même encore les yeux rougis de larmes, et j’en ai été très touchée.

Cerise sur le gâteau : l’un des principaux organisateurs de la conférence annuelle internationale sur la non-monogamie à Berkeley a adoré le film et nous a fait part de son souhait de le soumettre à son comité de sélection. J’adorerais, j’avoue, aller présenter le film aux activistes poly américains en février 2016 !

ACTIVISME POLITIQUE

Au-delà de ce kif de réalisatrice, je dois dire que nous avons été frappés de l’engagement et du professionnalisme de tous ces universitaires, chercheurs, sociologues, anthropologues, psychologues, animateurs, activistes divers… dans l’exploration de nouvelles façons de vivre ses relations amoureuses et sexuelles, en dehors du schéma culturel classique de la monogamie.

C’était très inspirant et nous a fait prendre conscience d’à quel point, finalement, nous sommes très en retard en France sur tous ces sujets. Vivement que le film sorte et permette d’en discuter !

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« ALORS IL EST FINI, OU IL EST PAS FINI, TON FILM ? »

Comme beaucoup d’entre vous me demandent des nouvelles concrètes de la fabrication du film et surtout de quand on pourra le voir fini, voici un petit point précis :
– l’étalonnage est terminé, nous avons fini les retouches cette semaine ;
–  nous cherchons à caler un dernier jour de mixage pour les dernières rectifs et assurer les sorties en 5.1 pour le cinéma : ça risque de ne pouvoir se faire avant début novembre… Snif.
– les synthés (les titres sous les intervenants) sont en cours de fabrication ;
– et je devrais bientôt enfin valider le générique de fin (celui montré à Lisbonne était provisoire !)

Enfin, pour pouvoir projeter le film dans une vraie salle de cinéma (ce qui n’est pas possible avec un simple fichier en .mov comme nous avions à Lisbonne), nous devons fabriquer un DCP (l’équivalent d’une copie numérique du film). Seront alors réunis sur un même support :
– l’image étalonnée
– le son mixé
– les synthés
– le générique de fin.

LA SOUSCRIPTION

Pour cela, il nous manque encore environ 1400€ sur les 4000€ estimés nécessaires pour finir le film quand j’ai relancé la souscription il y a quelques semaines.

1400€, ce sont 140 personnes qui mettraient chacune 10€… Avec les réseaux sociaux, ça paraît jouable, non ? Il n’y a pas de petit don, et à partir de 1€, les nouveaux souscripteurs (et souscripteuses… souscriptrices ?!!!) recevront la newsletter ET le mot de passe pour regarder les vidéos protégées sur le site. Et… je vais en mettre de nouvelles ! 😉

Alors surtout, n’hésitez pas : partagez, forwardez, parlez-en autour de vous ! 

Lien Paypal pour contribuer directement

MERCI MERCI MERCI !!!

Et à très vite pour des nouvelles !
(Suivez la souscription au jour le jour sur Facebook).

Au plaisir,
Isabelle

Et pour celles et ceux qui ne l’auraient pas encore vue (ou ne s’en lasseraient pas !), voilà la bande-annonce, montée avec la complicité de Jean-Marc Peyrefitte :

Dernière ligne droite !

Chères toutes, chers tous,

ce qu’il se passe avec LUTINE… est inespéré. De l’ordre du miracle.

En effet, si on m’avait dit, quand j’ai lancé la toute première campagne de souscription il y a deux ans, que tant de portes s’ouvriraient devant moi comme ça, que tant de comédiens et de techniciens de qualité, mais aussi des structures de post-production, me suivraient avec autant d’enthousiasme et de plaisir partagé dans cette aventure, jamais je ne l’aurais cru. Et pourtant !

Après le mixage et les effets spéciaux, nous voici en étalonnage (l’opération qui consiste, comme un super Photoshop, à unifier les lumières et les couleurs d’une séquence), avant de finaliser les sous-titres, et de pouvoir fabriquer des DVD et surtout un DCP (l’équivalent d’une copie numérique) qui nous permettra de projeter le film dans une vraie salle de cinéma.

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Alors pour fêter avec vous ce miracle, je vous offre aujourd’hui notre toute première bande-annonce, montée par Jean-Marc Peyrefitte, avec la complicité indéfectible de Sonia Bogdanovsky (vous vous souvenez de Sonia, qui partage depuis deux ans les compotes pomme-châtaigne de mes enfants au déjeuner et leurs tartines de nutella au goûter ?).

On espère qu’elle vous plaira et vous donnera envie de voir le film terminé…
mais aussi – soyons fous… – de la partager à votre tour avec vos ami(e)s.

 

Sur les 4000€ estimés nécessaires pour finir le film, nous avons déjà réuni 1332€ (dont 1047€ en une folle semaine du 8 au 15 août, pari gagné !). MERCI à toutes et à tous !!! Bienvenue aux 38 nouveaux contributeurs, et un immense MERCI à celles et ceux qui m’ont renouvelé, une fois encore, leur soutien et leur confiance.

1332

Continuons de rêver. Imaginons par exemple que chacun(e) d’entre vous mette 10€ OU BIEN ALORS trouve ne serait-ce qu’une seule personne de son entourage qui, elle, qui mette 10€… ça irait tellement vite !

Vous le savez, les petits ruisseaux font les grandes rivières… Alors surtout, n’hésitez pas : partagez, forwardez, parlez-en autour de vous !

À partir de 1€ de souscription, les nouveaux souscripteurs auront accès
non seulement à la newsletter du film (s’ils le souhaitent seulement),
mais aussi aux différentes vidéos protégées par mot de passe sur le site !

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Nous sommes aujourd’hui le 8 septembre. Ceci est mon corps est sorti en salles le… 10 décembre 2014, il y a neuf mois. En neuf mois, le temps d’une grossesse, il a rassemblé des milliers de spectateurs enthousiastes qui retournent le voir avec des ami(e)s, de la famille, qui se parlent à la sortie de la projection, qui prennent des pots avec Jérôme Soubeyrand après des débats passionnés et passionnants avec Bruno Clavier ou parfois Alain Riou.

Ce film est la preuve qu’une autre voie est possible que le financement « classique » du cinéma, trusté par les gros producteurs, les acteurs « bankable » et les filiales cinéma des chaînes de télé, sans lesquelles il est aujourd’hui difficile de monter un film.
Une voie – une voix ? – humaine, généreuse, chaleureuse, de partage et de bienveillance, à l’image de Jérôme et de son film.

L’aventure de Ceci est mon corps me donne de l’espoir, tous les jours. Je veux croire que nous aussi, avec Lutine, nous pouvons montrer qu’il existe une autre manière de faire les choses, de voir le monde. Pour reprendre l’expression de Françoise Simpère dans le film : « Aimer, c’est garder les yeux ouverts sur le monde ».

Je vous aime. Merci de tout cœur.
Et au plaisir.

Isabelle

 

Besoin de vous !!!

Depuis deux jours, nous sommes en mixage. Comment vous dire mon émotion, en voyant enfin le film sur un grand écran en audi, avec ces deux top techniciennes et artistes du cinéma que sont Mélissa Petitjean et Rym Debbarh ?

Jusqu’à présent, j’avais en effet surtout tourné et monté « chez moi »… tandis que là, le film prend soudain vie dans un espace « professionnel », et existe enfin vraiment en tant que FILM, et pas seulement rêve ou fantasme… Waouh !
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Cependant, pour aller jusqu’au bout de la post-production, j’ai à nouveau besoin de vous, car il ne reste plus rien des 8000€ de la souscription d’il y a deux ans, et si les mois de montage dans la chambre de mon fils n’ont pas coûté très cher, nous voilà désormais en conditions « pro » : 6 semaines de montage-son, 2 semaines de mixage, 1 semaine d’étalonnage ; effets spéciaux, sous-titres, DCP, DVD ; et premier festival en septembre

Je veux croire que nous pouvons nous passer d’une plateforme « officielle » qui prélèverait 10% de commission. Si chacun(e) d’entre vous trouve en effet une seule personne qui accepte de participer à hauteur de 10€, imaginez : ça peut aller très vite !

Cagnotte

Cagnotte PAYPAL pour LUTINE

 

Alors je lance un premier pari : 1000€ d’ici le 15 août, qui est la date anniversaire de la 1ère souscription il y a deux ans ! Vous jouez avec moi ?

À partir de 1€ de souscription, les nouveaux souscripteurs auront accès non seulement à la newsletter du film, mais aussi aux différentes vidéos protégées par mot de passe sur le site !


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Et surtout, n’hésitez pas à forwarder cet article à vos ami(e)s !

Et rendez-vous dans les commentaires ci-dessous et/ou sur la page Facebook du film pour des nouvelles régulières du pari !

À bientôt et… au plaisir !
Isa

Montage-son : fini ! 

Comment vous dire à quel point je suis heureuse d’avoir rencontré Rym Debbarh-Mounir avec laquelle je viens de passer six semaines follement agréables et excitantes en montage-son ? Nous nous sommes bien amusées, et c’est quand même une des raisons premières pour lesquelles on a choisi ce métier !

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Mais nous ne perdons pas de temps pour autant, et dès les premiers jours d’août, nous attaquerons la dernière étape du son sous la direction de Mélissa Petitjean (grâce à laquelle j’ai rencontré Rym – belle équipe !) : le mixage, qui consiste à « mélanger » (mixer) toutes les pistes sonores : les dialogues, les ambiances, les musiques…

Ensuite : quelques « effets spéciaux » (sous-titres, zooms, trois perches à « effacer »), et surtout l’étalonnage (un genre Photoshop pour le cinéma : faire en sorte que les images, en lumières et couleurs, raccordent les unes avec les autres), et nous serons presque au bout de la post-production… sans oublier les sous-titres !

Car la bonne nouvelle est aussi que le film est sélectionné à la conférence internationale sur les Non-monogamies and Contemporary Intimacies qui aura lieu à Lisbonne du 25 au 27 septembre… et d’ici là, je dois donc avoir sous-titré le film !

Cela dit, pour tout ça… j’ai à nouveau besoin de vous ! En effet, les comptes de « LUTINE » sont  désormais à sec, et si tous ces gens formidables que la vie envoie sur mon chemin sont (pour l’instant !) bénévoles… j’ai néanmoins besoin de sous sonnants et trébuchants au moins pour les repas. Six semaines de montage-son, deux semaines de mixage, une semaine d’étalonnage, parfois à deux ou même trois personnes par jour… je vous laisse imaginer à quel point cela va vite.

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J’ai donc l’intention de relancer rapidement un appel à financement participatif. Mais le site de TousCoprod prélevant (comme les autres) une commission de 10%, j’aime autant que les gens qui me connaissent fassent des virements directs via Paypal ici.

Alors surtout n’hésitez pas à en parler autour de vous, et à expliquer qu’à partir d’1€ symbolique, les souscripteurs auront accès non seulement à cette newsletter, mais aussi aux différentes vidéos montées qui sont protégées par mot de passe. J’essaierai de continuer à vous en envoyer régulièrement : pour l’instant, nous travaillons à une bande-annonce !

En vous remerciant d’avance, je vous souhaite beaucoup de plaisir, sous toutes ses formes !

Isa

Bientôt en montage-son !

Dans mes nouvelles de printemps, je vous annonçais ce qui devait, d’un point de vue technique, suivre le montage-image, tout en vous précisant que je n’avais encore aucune idée de comment tout cela allait bien pouvoir se dérouler : depuis le début de cette aventure, je vis au jour le jour, et marche après marche…

Eh bien je veux croire qu’en ce moment, mes astres sont alignés (à moins que ce ne soit moi ?!) : la toute première personne que j’ai appelée pour lui parler de montage-son… a accepté avec enthousiasme d’avancer avec moi un bout de chemin ! Et non seulement elle s’est engagée à travailler pendant cinq à six semaines sur le projet (énorme !), mais elle m’a en plus indiqué les coordonnées d’une boîte de post-production qui… a accepté de nous accueillir pendant cette période, à une date idéale : du lundi 8 juin au vendredi 17 juillet.

Waouh !!!

Sincèrement, j’en ai gardé le sourire aux lèvres pendant plusieurs jours tellement ça me semble merveilleux, miraculeux… Ce film, je l’aime, j’y crois, et cette belle énergie participative à laquelle vous avez contribué, chacune et chacun à votre manière… continue à le porter – et moi avec !

Encore une fois (et ce n’est pas la dernière !) : un grand, un immense MERCI à vous toutes et tous !

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Et en attendant de voir LUTINE fini pour de bon… je vous invite à me rejoindre, pour celles et ceux d’entre vous qui sont à Paris, à la nouvelle projection de CECI EST MON CORPS lundi 25 mai à 15h45 : produit dans des conditions comparables, il réussit ce miracle d’être actuellement en… 24ème semaine au cinéma La Clef.

Et comme un plaisir n’arrive jamais seul, la projection sera cette fois-ci suivie d’une rencontre non seulement avec Jérôme Soubeyrand, l’auteur, acteur et réalisateur du film, mais aussi avec Françoise Simpère, l’auteure du Guide des Amours plurielles que je vous présente sur la photo ci-dessus. On y parlera de… lutinage !

Au plaisir !

Nouvelles de printemps !

Que j’aurais aimé vous dire qu’à la veille des vacances de Pâques, le montage-image était – enfin – terminé !… Mais non : il est juste « presque » terminé

On a fait une projection-test sur grand écran à la FEMIS cette semaine : je vous avoue que  j’appréhendais un peu de me voir comme ça en grand sur un vrai écran de cinéma… mais tout s’est bien passé, et le film non seulement existe, mais tient la route ! Waouh ! Il nous reste juste encore quelques petits détails à améliorer et… on pourra passer à la suite.

Depuis l’envoi de cette newsletter, certains – bien intentionnés – m’ont fait remarquer que c’était certes intéressant de recevoir de temps en temps des vidéos en guise de « mise en bouche », mais que ça avait été en réalité un peu frustrant, pendant tous ces mois où j’avais été si silencieuse, de ne pas savoir où j’en étais, mais aussi… ce qu’il me reste à faire précisément. 

Il est en effet plus que temps de remédier à cet « oubli »… et je vous dois quelques explications.

Une fois atteinte la somme que nous avions fixée avec TousCoprod, quand j’ai pu commencer le tournage à proprement parler, si je ne vous ai alors pas donné de nouvelles régulières, c’est qu' »on » m’avait conseillé, si je souhaitais un jour obtenir de l’aide publique, de ne pas trop communiquer sur le fait que le tournage était en cours. D’où mon silence pendant tous ces mois.

Aujourd’hui, la situation est différente : de plus en plus de films sortent en salles après des conditions de tournage « hors du système » de financement classique du cinéma, et il me paraît au contraire important d’assumer cette différence.

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Nous avons donc tourné les toutes premières séquences du film (celles dont vous avez pu voir des images dans la « bande-annonce ») à l’été 2013, puis, une fois le casting réuni (Mathieu Bisson, Philippe Rebbot, Agathe Dronne, Bruno Slagmulder, Anne Benoît, Anne Kreis), la plus grande partie du film à l’automne 2013, et enfin les dernières séquences au printemps et à l’automne 2014.

Parallèlement, nous avons commencé à monter le film avec Sonia Bogdanovski, qui a débarqué un jour chez moi pour me rencontrer et… n’en est plus repartie ! – avec cependant parfois plusieurs mois d’interruption, dues aux obligations de l’une ou de l’autre. Nous montons à notre rythme, et c’est un grand luxe.

Quant à la suite…
Une fois le montage-image terminé, j’attaquerai, dans un premier temps, ce qu’on appelle le « montage des directs » : autrement dit, le montage des sons directs.
Quand on tourne une séquence par exemple en « champ-contrechamp » (imaginez deux personnes face à face : la caméra filme l’ensemble de la scène d’abord sur l’une, puis sur l’autre), il peut par exemple y avoir une mobylette qui passe dans le premier cas, et un enfant qui pleure dans l’autre (je caricature !).
Quand le montage passe de la première à la deuxième personne, le bruit de mobylette est interrompu et remplacé par les pleurs de l’enfant, eux-mêmes interrompus quand on revient à la première, à nouveau accompagnée du doux moteur de la mobylette… et ainsi de suite : vous imaginez le casse-tête !

Le montage des « directs » permet d’harmoniser tout cela, de combler les « trous », mais aussi parfois d’enlever un vilain bruit de chaise, ou un gargouillis de la comédienne principale qui avait faim (moi !), bref… de faire en sorte que l’on puisse écouter les dialogues sans être dérangés par certains accidents de tournage.

Ensuite, nous passerons au « montage-son » : le montage des sons autres que les sons du « direct ». C’est là qu’on rajoute un passage de mobylette en le choisissant parmi douze sons de mobylette différents… une sirène, une horloge, une ambiance de cour d’école pour rendre la scène plus réaliste, des petits oiseaux quand on voit un jardin à l’image, de la musique d’ambiance, la sonnerie d’un téléphone… tout ce qui vous rendra le film plus « crédible » – et qui est entièrement reconstitué.

Pour le son, il restera encore l’étape du mixage : le moment où l’on met tous ces sons en rapport les uns avec les autres. Le bruit de mobylette ne doit pas gêner la compréhension du dialogue, on peut donc le mettre fort à un moment qui nous intéresse, le baisser ensuite ; de même que la musique : à quel niveau choisir de l’entendre ? Est-ce une musique « de film », ou une musique qui appartient à l’espace de la scène (musique d’ambiance dans un café par exemple ?).

Vous comprenez que séquence après séquence, tout cela est un travail d’orfèvre, passionnant.

Mais il y aura aussi l’étalonnage pour l’image : c’est l’harmonisation des images les unes par rapport aux autres. Le soleil qui est sorti de derrière un nuage entre le moment où on a tourné une prise et la suivante, mais qu’on a montées l’une derrière l’autre dans le film… va nous obliger à travailler l’image : luminosité, densité, couleurs… On peut faire tant : c’est « Photoshop » pour le cinéma !

Là aussi, un travail minutieux, long, et de spécialiste.

Comme vous le voyez, je suis pas au bout de mes peines… mais chaque étape est excitante, et ce sont surtout les rencontres que l’on fait, les différents collaborateurs avec lesquels on est amené à travailler, qui rendent ces moments si enrichissants.

Voilà, j’espère avoir ainsi répondu aux quelques questions que certain(e)s m’avaient posées pour comprendre exactement où j’en étais.

Surtout, n’hésitez pas à me faire part de vos réflexions dans l’espace des commentaires ci-dessous, qui vous est réservé.

Au plaisir,
Isabelle

PS. Et pour celles et ceux qui ne l’ont pas encore vu, ou souhaitent le revoir (car il est encore mieux la deuxième fois), CECI EST MON CORPS est – miraculeusement !- en 19ème semaine d’exploitation à Paris : nouvelles séances cette semaine samedi 18 à 15h50 et mardi 21 à 17h30 : foncez-y  !!! Et ensuite… revenez m’en donner des nouvelles !
Un « petit » film, produit comme moi avec les moyens du bord, mais tant de bonnes volontés et un plaisir manifeste de tous les jours qui se sent à l’écran… Auto-produit, auto-distribué, auto-promu… et qui aujourd’hui lance lui aussi une souscription pour aider à l’exploitation : je partage ! N’hésitez pas à faire de même, et vive la solidarité et la création libre !

 

Gardons nos yeux ouverts sur le monde !

Mes ami(e)s,

après ces jours de tourmente et de tumulte… je veux reprendre ici à mon compte les mots de François Morel dans sa lettre à Patrick Pellous le 9 janvier sur France Inter (*) :

« JE PENSE DE TOUTES MES FORCES QU’IL FAUT
S’AIMER À TORT ET À TRAVERS»

Alors je vous le dis comme je le pense :

Je vous aime. 

Et en attendant que vous puissiez – enfin – voir LUTINE en entier, je vous en propose un extrait, dans lequel Françoise Simpère, l’auteure du Guide des amours plurielles et de Aimer plusieurs hommes, répond à mes questions.

C’est dans cet extrait qu’elle a cette jolie formule :
« Je pense qu’aimer, c’est garder les yeux ouverts sur le monde. »

 

Pour celles et ceux d’entre vous qui n’auraient pas le mot de passe (**), je retranscris ici ses mots :

Françoise Simpère :
« Ce qui est difficile, c’est pas d’accepter pour soi des relations – parce que ça, tout le monde se dit : « Dans le fond, c’est super si on peut connaître plusieurs personnes…» – c’est effectivement la première fois qu’on s’aperçoit que un homme qu’on aime (une femme pour un homme) a des désirs ailleurs, de se remettre en question.

C’est-à-dire de se dire : « Ah bon, mais est-ce que j’existe ? Et pourquoi il a envie ? » Et comme on a plein d’idées reçues… On vous dit par exemple : on peut pas aimer plusieurs personnes. Donc on commence à se dire : « Ben alors, s’il aime cette personne, c’est qu’il ne m’aime plus. » Ce qui est faux !

Le lieu commun, c’est : « S’il va voir ailleurs, ou si elle va voir ailleurs, c’est que ça marche pas dans le couple. » C’est faux, c’est tout aussi faux ! On va voir ailleurs parce qu’on n’a pas envie d’être aveugle. Je pense qu’aimer, c’est aussi garder les yeux ouverts sur le monde. Donc, on ne va voir ailleurs parce que ça ne va pas, on va voir ailleurs parce qu’il y a autre chose à regarder, il y a autre chose à découvrir.

C’est un chemin solitaire, sur lequel on doit se dire : « Je veux construire ma vie, je veux en être à la fois le créateur, le réalisateur, trouver mes propres valeurs, connaître mes forces, mais connaître aussi mes faiblesses. » C’est-à-dire savoir admettre que parfois, il y a des choses que je ne suis pas capable de vivre, et le plus difficile : oser avouer à l’autre qu’on a des faiblesses. »

Photo Isa:Françoise

Alors oui, aimons-nous à tort et à travers, et gardons ouverts nos yeux et nos cœurs.

Au plaisir,

Isabelle

 

(*) Lettre de François Morel à Patrick Pellous
NB. Un ami m’écrit pour me signaler l’origine du texte cité par François Morel d’où il a tiré cette si belle phrase : « Je pense de toutes mes forces qu’il faut s’aimer à tort et à travers. » il s’agit d’une lettre ouverte écrite par Julos Beaucarne dans la nuit du 2 au 3 février 1975, alors que sa compagne, sa muse et mère de ses enfants, venait d’être assassinée.
Vous pouvez l’écouter dite par Claude Nougaro et en retrouver ici l’intégralité du texte dont voici quelques extraits :
 » C’est la société qui est malade, il nous faut la remettre d’aplomb et d’équerre par l’amour et la persuasion. (…) Ne perdons pas courage ni vous ni moi. (…) Sans vous commander, je vous demande d’aimer plus que jamais ceux qui vous sont proches ; le monde est une triste boutique, les cœurs purs doivent se mettre ensemble pour l’embellir, il faut reboiser l’âme humaine. Je resterai sur le pont, je resterai un jardinier, je cultiverai mes plantes de langage. (…) Il n’est de vrai que l’amitié et l’amour. (…) À vous autres, mes amis d’ici-bas, face à ce qui m’arrive, je prends la liberté, moi qui ne suis qu’un histrion, qu’un batteur de planches, qu’un comédien qui fait du rêve avec du vent, je prends la liberté de vous écrire pour vous dire ce à quoi je pense aujourd’hui. Je pense de toutes mes forces qu’il faut s’aimer à tort et à travers. »

(**) Pour obtenir le mot de passe, il vous suffit, à partir de 1€ symbolique, de participer à la production de LUTINE.

 

PS. Dimanche 25 janvier, foncez voir au théâtre de la Reine blanche HÉÉÉ MARIAMOU !, la comédie musicale de Maïmouna, dont j’ai mis un court extrait du spectacle dans mon film : elle y raconte et joue l’histoire de sa vie, c’est drôle, vivant, ludique, touchant, courageux et engagé !

Et pour celles et ceux d’entre vous qui ne l’auraient pas encore vu, foncez voir CECI EST MON CORPSle film de Jérôme Soubeyrand (en 7ème semaine au cinéma La Clef à Paris, et dans quelques salles de province), fabriqué dans des conditions un peu semblables aux nôtres : en auto-production, hors des circuits habituels et balisés : un film libre, joyeux et… libérateur ! Un film poly. Un film d’amour. Et ça fait du bien.
Mardi 27 janvier après la projection de 19h50 : nouveau débat sur la sexualité transgénérationnelle : c’est passionnant.

Enfin des nouvelles !!!

Mieux vaut tard que jamais…;-)

Il y a tout juste deux ans, le 29 décembre 2012, encore fiévreuse d’une grosse grippe, j’ai eu la toute première intuition de ce film Lutine, cet OFNI (Objet Filmique Non Identifié), une comédie documentaire sur le polyamour dont j’interpréterais le rôle principal.

Aujourd’hui, je le dis et l’assume : vive la grippe !

Mon objectif, fixé ce même jour, était de donner le premier tour de manivelle de ce nouveau film avant le 10ème anniversaire du premier jour de tournage de Tout le plaisir est pour moi, en juillet 2003. Clairement, je ne devais pas être possession de toute ma raison !

Et pourtant… j’ai tenu mon pari ! Six mois plus tard, je lançais une souscription pour financer le tournage. Grâce à l’enthousiasme et à la générosité de 178 « coproductrices et coproducteurs », nous avons rassemblé les 8000 € dont nous avions besoin pour nous lancer dans l’aventure…

Nous avons tourné la première séquence du film… le 12 juillet 2013 !

La suite s’est tournée en plusieurs étapes : une grosse partie aux vacances de la Toussaint 2013, puis avant Noël, puis encore quelques séquences, notamment documentaires, au printemps 2014, et enfin, les derniers plans du personnage d’Isa (euh… donc moi !) regardant sur mon ordinateur des séquences déjà montées… il y a seulement deux semaines, juste avant les vacances !

La preuve… en photo : 
Photo tournage-141216… avec Julia Colin, qui était notre scripte ce jour-là, derrière moi au clap !  

Aujourd’hui, le montage-image est quasi terminé : j’aurais aimé vous dire qu’il l’est complètement – j’ai tout fait pour finir avant cette date-anniversaire des deux ans – mais en réalité, on aimerait encore se faire quelques visionnages – voire projections – en janvier.

(Si d’ailleurs cela intéresse certain(e)s d’entre vous, n’hésitez pas à nous le signaler : après plusieurs mois en immersion totale… quelques regards extérieurs et « neufs » seront les bienvenus !)

Je dois avouer que c’est un luxe incroyable de pouvoir prendre son temps ainsi en montage… et ce n’est sans doute pas Sonia (Bogdanovsky, qui est entrée dans ma maison pour me rencontrer il y a… un an et demi, et n’en est plus repartie) qui dira le contraire. Sonia monte dans la chambre de mon fils pendant qu’il est à l’école – il râle quand même parfois pour le principe – et ma vie de famille n’a (presque) plus de secrets pour elle…

Ces mois de montage, pendant lesquels on s’est arrêtées parfois pendant quelques semaines, voire plusieurs mois cet été, nous ont permis d’avoir du recul, mais surtout de garder intact notre plaisir, et de travailler sans pressions, sans tensions, et dans une bonne humeur constante. Quel bonheur !

Nous avons véritablement pu envisager le montage comme une étape de l’écriture à part entière, d’autant plus importante sur ce film que le documentaire prend une vraie place par rapport à la fiction. On a tourné les derniers plans par rapport au montage… c’était inédit et fort excitant !

Bref… je devrais revenir rapidement vers vous pour vous annoncer simultanément… la fin du montage-image ET du tournage ! L’occasion, sans aucun doute, d’une belle fête !

Ensuite… eh bien nous entamerons la 2ème partie de la post-production (montage-son, mixage, étalonnage, DCP, et toutes ces étapes numériques dont j’ignore encore tout, et dont je ne doute pas, je vais devenir spécialiste dans quelque temps), mais… c’est une autre histoire, et ce sera l’occasion de revenir vous donner des nouvelles.

En attendant, l’espace des commentaires ci-dessous vous est réservé : n’hésitez pas ! 

Quant à moi, je vous souhaite à toutes et tous une très belle fin d’année 2014 et vous dis encore une fois un grand, un immense MERCI !!! Sans vous, ce film n’existerait pas !

Au plaisir, et à bientôt en 2015 !
Isabelle